Mes vignes sont séparées en trois îlots :
- Andert et Condon, versant à 30% de pente orienté sud/sud-est, sol argilo-calcaire peu profond (jusqu’à 50cm) sur calcaire dur.
- Billignin, sol de replats sur moraine. Dominante calcaire, sablo-limoneux, moyennement profond (jusqu’à 90cm)
- Flaxieu/Ceyzérieu, sol de replats sur moraine. Dominante calcaire, sablo-limoneux, moyennement profond, orienté plein Est.
Toutes mes vignes ont été plantées aux alentours de 1975 et les cépages présents sont : le Chardonnay, le Pinot noir, le Gamay, la Mondeuse et la Jacquère.
Aujourd’hui j’ai 2,5 hectares de vignes et le projet c’est de planter… affaire à suivre !
Je travaille mes vignes en agriculture biologique depuis leur acquisition en 2022 ; elles seront certifiées en 2025.
L’entretien des vignes est motivé par le souhait du respect de la plante, du sol, de leurs habitants et par la surveillance des maladies. Équilibres sensibles !
Ma façon d’entretenir les vignes est illustrée par les pratiques suivantes : Taille respectueuse/ Ébourgeonnage soigné/ Préférence pour le non- rognage et le non-cisaillage /Travail du sol léger/ Enherbement permanent entre les rangs/ Soin de la vigne et prévention des maladies avec des extraits fermentés-décoctions-macérations-tisanes de plantes en complément de la base soufre-cuivre.
Vinification
Ici l’idée c’est de respecter la qualité du raisin dont les 11 derniers mois de travail ont été l’objectif !
Les raisins sont récoltés manuellement dans des caissettes de 13kg.
Selon le choix de vinification (voir le cuvées), ces raisins sont soit directement foulés/pressés dans un pressoir vertical à l’ancienne pendant 24 heures minimum, soit encuvés en rafles entières partiellement ou totalement pour une durée allant de 3 jours à 12 mois !
Le changement climatique provoque entre multiples autres choses une diminution de l’acidité contenu dans le jus des raisins. Ce changement d’acidité est défavorable pour les levures alcooliques (saccharomyces cerevisiae). Ce sont celles qui permettent la transformation du sucre en alcool et d’un tout autre lot de molécules qui incarnent la complexité du vin. C’est pour ça, qu’aujourd’hui ma principale préoccupation pendant les vinifications, est que les levures saccharomyces cerevisiae soient les souches dominantes pendant fermentation et qu’elles arrivent à fermenter les sucres jusqu’au bout ! Dans cet objectif, l’oxygène est un point majeur. J’aère le vin jusqu’à plusieurs fois par jour, du stade jus au stade moût à mi-fermentation puis j’aère moins longtemps et moins fréquemment jusqu’à la fin de fermentation alcoolique. Le reste de la vinification, sont des choix pris en fonction du vin final souhaité.