Mon choix de travailler dans le vin s’est fait dès mes études post bac. Le monde vigneron m’attirait beaucoup par sa convivialité et ses savoir-faire paysans qui me fascinaient. Aussi le challenge en tant que femme à se faire une place par la force physique et par le dévouement, me motivait beaucoup.
Après le BTS viticulture-œnologie passé à Mâcon-Davayé en 2007 (superbe formation, quasi complète avec un énorme bémol : l’absence d’enseignement autour de la bio), j’ai cumulé les expériences de vinifications entre l’hémisphère sud et la France pendant 5 ans, en enchaînant deux vinifications par an.
De multiples expériences ont été au rendez-vous, j’ai travaillé dans des caves à gros volumes, dans des petits domaines de famille en passant par des domaines tout juste créé ou repris.
De retour en France en 2012, je passe le DNO (Diplôme National d’œnologue) à Toulouse. Je souhaitais monter en responsabilité car jusque-là mes post étaient ouvrière de chai jusqu’à Maître de chai ou assistante œnologue.
Finalement après cette pause studieuse, ma motivation se porte sur la viticulture qui a un sens écologique. Je décide de travailler comme ouvrière viticole dans des domaines qui pratiquent la bio et la biodynamie. A ce moment-là, j’ai tout à apprendre de la vigne, des sols et des pratiques viticoles.
De 2007 à 2017 j’ai été accueillie par un bon nombre de domaines et beaucoup m’ont inspirée. L’opportunité des vinifications en était la facilitatrice, les missions étaient courtes allant d’un à quatre mois. Il y a eu quelques domaines où je suis restée plus longtemps. Parmi tous ces domaines, certains ont compté dans ma formation, en voici la liste par ordre chronologique : Domaine Zind-Humbrecht (Alsace), Vidal Estate wine (Nouvelle Zélande), Château Gigault (Bordelais), Bress Winery (Australie), Howard Park (Australie), Domaine Jean Féry (Bourgogne), Bodega Millaman (Chili), Domaine de la Soufrandière (Mâconnais), Domaine Guillemot-Michel (Mâconnais), Domaine Marc Delienne (Beaujolais).
Dès 2015 ; je commence à chercher des vignes à reprendre en parallèle de mon job d’ouvrière viticole. Je monte des dossiers de demande de financement sur différents projets de reprise de domaine, lesquels aboutissent respectivement sur un refus. Puis arrive 2017 où j’ai la belle opportunité de reprendre un domaine avec un associé, c’est ma première installation. Cette histoire se termine en 2021, je décide de partir ailes déployées seule.
A partir de là tout s’aligne pour créer La Grange de NA !
- La majorité des vignes que je récupère viennent d’une personne qui partait à la retraite.
- Des amis généreux m’offrent la possibilité d’installer ma cave dans une magnifique grange qui leur appartient.
- Je trouve le budget pour l’étincelle de départ chez sept soutiens financiers.
- Une maison de village se libère à côté de la cave et permet l’installation familiale.
- Des opportunités d’achat de terrain pour planter...
- La chance d’être à proximité de deux lieux de formation en traction animale, affaire à suivre… Un jour il y aura le bruit des sabots d’un cheval !
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